dimanche 15 juillet 2012

Impressions d'Iran, en vrac

Le voyage, c'est aller d'un point A à un point B. Entre ces deux points, il y a des gens, des paysages, des histoires, une histoire....
Mais le voyage, c'est aussi une foule d'images, de détails, de clins d'oeil, plein de petites choses qui, mises bout à bout, ne racontent pas forcement une histoire, mais qui font partie de l'histoire de mon voyage, au quotidien.
Je vous propose donc aujourd'hui, quelques moments en vrac et en images.




















En Iran, il n'y a pas de supermarchés ou de grandes surfs aces, tout est vendu dans des petites échoppes, y compris les pneus de camion.... Alors, forcement, ça déborde un peu !            

Les pastèques c'est plus petit, mais ça déborde aussi !   


Officiellement, le taux d'alphabétisation est de 100%..... Comment se fait-il donc qu'il y ai la queue devant les "stands" des écrivains publics dans la rue ?


                                                                                                        
Ne croyez pas que c'est parce que les hommes font la lessive
C'est juste qu'il n'y a aucune femmes sur les affiches publicitaires
Premier constat: aucun homme ne fait la lessive en Iran, c'est un boulot de femme.
                                                                                
Deuxième constat: il fait chaud, les hommes portent des chemisettes claires, ce sont les femmes qui sont en tchador noir.
Les publicitaires Iraniens ne doivent pas constater de le même manière que moi !....
Et oui, ici il n'y a AUCUNE femme sur les affiches publicitaires !


Le poulet est la viande la plus consommée en Iran.
les poulets dans la capitale
On trouve donc ces volatiles un peu partout, y compris dans les rues de la capitale, ici, rue Amir Kabir, à deux pas de la place "imam Khomeni"
Est ce que ça leur donne un goût "Pot d'échappement" à la cuisson ?...pas eu envie de tester.




Un samovar devant chaque boutique
samovar au bord des routes


Ici, le thé, c'est sacre, on trouve donc des samovars partout, dans les maisons, bien sur, mais aussi devant les boutiques, ou le long des routes.





Dans le désert, l'architecture est adaptée à l'environnement: il n'y a pas de bois pour les charpentes, donc on fait des dômes en terre.
Il n'y a pas de bois, mais il y a des forets...de poteaux électriques !

En Iran, il y a de nombreux monuments historiques, ils sont assez bien préservés, parfois rénovés....mais on y gare les mobylettes sans aucun scrupule....sur la photo, c'est la cour interieure de la mosquée de l'Imam à Ispahan. Un peu comme si on garait des mobylettes dans la cour du Louvre !


Les Iraniens sont les rois du pique nique, des la tombée du soir, ils sortent les tapis, et vont dîner sur un trottoir, dans un parc ou au bord des routes, j'en ai même vu pique niquer sur un terre plein d'autoroute. Le vendredi, le picnic dure toute la journée, alors on emmène carrément la tente....ben, oui, pour la sieste ! Sur la photo de gauche, pique nique dans le parc de la mosquée de l'Imam à Ispahan, un peu comme si on pique niquait sur le parvis de Notre Dame de Paris !


En Iran, beaucoup de produits américains sont interdits par le gouvernement car ils

représentent la décadence occidentale....donc pas de Coca Cola, pas d'IPhone....Pas de films américains non plus, bien sur !....
mais on est en Iran, pays où tout est interdit, mais où tout est possible!
Les films americains sont interdits....
En voila la preuve !


Ce qui est bien pour moi, ici, c'est qu'il y a des toilettes publiques à l'entrée de chaque mosquée, et comme il y a beaucoup de mosquées,  c'est ssuper !
les toilettes....quel coté choisir ?
oui, mais pour reconnaître le coté homme du coté dames....c'est pas facile . Notez qu'il y a des indications sur les bâtiments des toilettes, mais c'est un peu obscur pour moi !....il me faut toujours attendre que quelqu'un arrive pour m'y retrouver.
Ce qui m'a bien rendu service aussi de ce point de vu, c'est que les bus (Pour ceux qui n'auraient pas suivi: autostop impossible pour moi en Iran, donc bus) font des "arrêts mosquée", qui se sont donc transformés en "arrêts pipi" pour moi.

Je profite de ce post pour vous remercier, chers lecteurs. Je sais que vous êtes de plus en plus nombreux à suivre mon modeste périple, et j'apprécie votre fidélité.
Merci à tous ceux qui me laissent des commentaires, désolée de ne pas y répondre, le système ne le permet pas,  mais sachez que vos petits mots me font chaud au coeur et m'encouragent à continuer ce blog.

à bientôt donc, pour la suite de mes pérégrinations iraniennes.



lundi 9 juillet 2012

Teheran- Shiraz- Teheran, aventures et mésaventures

Retour à Teheran pour récupérer mon visa Ouzbek.
Le plan c'est de prendre un bus de nuit de Bam à Teheran. Il doit arriver à 7 heures du mat, j'ai juste le temps de prendre le métro puis le bus pour arriver au consulat avant 9 heures, payer mon visa et foncer à l'ambassade du Turkmenistan pour faire ma demande de visa (il faut un visa du pays suivant pour obtenir un visa de transit pour le Turkmenistan)
Ensuite, il me restera une dizaine de jours avant expiration de mon visa Iranien, pour me balader encore dans ce beau pays.

J'avais donc tout prévu......sauf la panne d'autobus !

Plus de 2 heures de retard !
J'arrive donc devant le consulat Ouzbek à 11heures 05, les grilles se ferment devant moi :-((
Ok, je reviendrai demain...sauf que le lendemain, c'est férié (anniversaire d'un Imam), ensuite c'est vendredi, tout est ferme en Iran, et ensuite c'est samedi, tout est ferme en Ouzbekistan, donc consulat ferme.


fete de l'Imam
Je profite de la fête de l'Imam pour boire et manger dans la rue, lors de cette fête, les gens offrent des boissons et de gâteaux aux passants. Ils arrêtent même les voitures pour leur offrir une collation.
Pas envie de rester dans la pollution de Teheran, je prends donc un bus de nuit, direction Shiraz.


Persepolis, à peine visible
perdue dans le désert
















Je vais jusqu'à Persepolis.... sous un soleil de plomb et une chaleur presque insoutenable, mais je suis récompensée par la grandeur de ce site. Il n'a été découvert qu'au début du xx ème siècle, et on comprend pourquoi quand on découvre ces monuments fondus dans le désert. Recouverts d'un peu de sable, on pourrai passer à cote sans se douter qu'il existe !
Absolument grandiose....sauf que les plus belles sculptures se trouvent au Louvre.


La tour penchée de la citadelle de Shiraz
Marchands de tapis bazar
de Shiraz
Shiraz est une ville du sud, réputée pour ses jardins extraordinaires. Je n'aurai malheureusement pas le temps de visiter assez longuement cette jolie ville, mais j'irai quand même me perdre dans le bazar pendant les heures de la mi-journée ou de toute façon il fait trop chaud pour autre chose.


Pas beaucoup de temps pour visiter car j'ai un petit souci avec mon billet de retour que j'ai payé à Teheran, mais qui n'a pas été enregistré....il faut donc que je retourne au terminal des bus pour essayer d'éclaircir la situation. Pas facile quand on ne parle pas la langue et que mes interlocuteurs ne parlent que quelques mots d'anglais....mais après plusieurs heures de négociation, j'ai gain de cause et je reprends le bus direction la capitale. Ouf, je serai dans les temps pour aller chercher mon visa !

Arrivée devant le consulat Ouzbek, bien fatiguée après toutes ces nuits dans des bus, je me dis que c'est la fin des formalités, sauf que j'ouvre mon sac et je n'ai pas mon passeport !
Dans la précipitation d'aller au terminal des bus, j'ai oublie de reprendre mon passeport à l'hôtel ! J'avoue que lay, j'ai un petit coup de raz le bol....pas de passeport = pas de visa Ouzbek = pas de visa Turkmene et il ne me reste que 8 jours de visa Iranien.

Bon, ma bonne étoile est quand même toujours lay, cette fois ci en la personne du réceptionniste de l'hôtel où je suis. Il parle bien anglais et est très arrangeant. Il téléphone pour moi à Shiraz et organise le rapatriement de mon passeport pour le lendemain matin ! ouf !
Un grand merci à Mister Mousavi !

Circulation à Teheran, notez comme les véhicules
sont dans tous les sens, avec en prime, les piétons
  au milieu du trafic
Je peux enfin récupérer mon visa Ouzbek. Je file à l'ambassade du Turkmenistan, j'arrive avant la fermeture  (course contre la montre, il ne me reste pas beaucoup de jours) grâce à un "crazy taxi ", bon, ils le tous un peu, mais là, je frise la crise cardiaque à chaque instant....

À l'ambassade du Turkmenistan, c'est la foire d'empoigne pour essayer d'approcher un guichet, ça se bouscule, il y a bien 20 personnes sur 3 marches d'escalier larges de 80 cm....

Lorsque j'arrive face à l'employé consulaire, il me demande une copie de mon passeport et de mon visa ouzbek me dit que je pourrai récupérer le visa à Mashhad après 5 jours ouvrables et me dit de partir !

J'avais de millions dans mon
porte-monnaie....mais un ticket de métro
c'est 5000 (env 25 cents) alors ça file vite
Je n'ai pas rempli de demande de visa !  il faut normalement remplir un formulaire bien détaillé avec les dates d'entrée et de sortie ainsi que l'itinéraire que l'on désire emprunter.
J'insiste, mais l'employé  ferme brutalement le guichet...rien à faire... et en plus je me fais engueuler par les autres car c'est maintenant ferme à cause de moi !

Bon, j'ai plus qu'a demander une extension de mon visa Iranien (il ne me reste que 4 jours), me diriger vers Mashhad et espérer que tout se passe bien là bas.... car j'ai un souci supplémentaire: En Iran, on ne peut pas retirer d'argent, ni dans les ATM ni dans les banques, de même qu'on ne peut pas payer avec une carte bancaire, et je suis bientôt à cours de cash....


Vous en saurez plus .....quand j'en saurai plus ;-))








etre une femme en Iran

Les Iraniennes sont belles !
Bien sur, il y a la question du foulard, du hijab et du tchador..
La situation n'est pas la même pour  toutes les femmes, et les différences d'habillement et de comportement sont importantes, selon le milieu social et l'endroit ou elles vivent.

Je commencerai donc par un hommage aux coquettes de Teheran. Juste pour casser un peu l'image que nous avons de ce pays ....Les femmes des grandes villes, surtout les jeunes, font preuve d'ingéniosité pour rester dans la légalité tout en étant très élégantes.


Elles portent des "mantoo", mais très ajustés, elles porte le foulard, mais sur des coiffures sophistiquées, bref, elles transforment les contraintes en atouts.
Elles se maquillent, dépensent beaucoup d'argent pour des crèmes et autres produits de beauté.Elles raffolent  des accessoires de mode, lunettes de soleil, sacs, accessoires de coiffure....

Dans le métro à Teheran, il y a des compartiments réservés aux femmes, mais si les hommes ne peuvent voyager dans ces compartiments, les femmes, elles, peuvent aller dans les compartiments mixtes.


vente de culottes dans le métro
La plupart d'entre elles, cependant  préfèrent les compartiments de femmes car on peut  y faire ses emplettes de femmes en toute tranquillité, sans perdre de temps. Il y a des vendeuses ambulantes qui proposent de la lingerie, des barrettes, du maquillage, des friandises, des livres....l'ambiance est frivole et décontractée !

le hijab d'écolère
Alors, bien sur, sur ces deux dernières photos,    on voit surtout du noir....oui, c'est vrai, les jeunes femmes élégantes ne représentent qu'environ 20% des femmes dans la rue.

tenir son tchador entre les dents...
visite d'une classe de fillettes, toutes en tchador
...elles ont une dizaine d'années, photos interdites, photo volée
Les autres portent le hijab, ou le tchador, le tout, en noir, bleu marine, gris ou marron. Le tchador est en fait un grand morceau de tissu dans lequel on se drape, il faut donc le tenir autour de soi, ce qui fait qu'on a toujours au moins une main occupée par ça, sauf quand on le tient dans la bouche pour libérer les mains.  En dessous, elles ont un autre foulard, plus un "mantoo",je ne sais pas comment elles font avec la chaleur qu'il fait !
Les jeunes filles doivent commencer à porter le voile à 9 ans, et certaines portent aussi le tchador à partir de cet âge là, mais ce n'est pas la majorité, la plupart des écolières portent le hijab.

tchador imprime gris
sur fond de désert gris

À la campagne, pas de belles élégantes aux foulards colorés, par contre, le tchador n'est pas forcement noir. Sans être extravagant, il est souvent imprimé....ça fait un peu tenue de camouflage dans les villages du désert, mais c'est moins austère.


Tchadors en couleurs
Bazar de Shiraz
Le masque traditionnel
des nomades, sud Iran
Plus on va vers le sud, plus les tchadors sont colores, parfois on se rapproche des tenues indiennes. Mais plus on va vers le sud et le désert, plus on trouve aussi le tchador avec le masque sur le visage. C'est la tenue traditionnelle des nomades, rien à voir avec la révolution Islamique.




Et à la maison, c'est comment ?
En ville, c'est débardeur et pantalon moulant.

À la campagne, on porte généralement la tenue de dessous le tchador, c'est pas forcement glamour, on  garde le foulard, noué sous le menton, au cas ou quelqu'un arrive....Sur la photo, elles ont le foulard, mais aussi le tchador sur les genoux, car il y a un homme dans la pièce.



La plupart des jeunes femmes éduquées de Teheran avouent qu'elles se passeraient bien du foulard.
Dans les campagnes par contre, c'est juste une tradition, pas une contrainte.

Alors bien sur, le statut de la femme ne se résume pas à leur tenue vestimentaire.


une jeune iranienne pose
sans son foulard à l'extérieur
rare et courageux !
Les femmes Iraniennes ont le droit d'étudier et de travailler, mais devant un tribunal, leur témoignage ne vaut que la moitie de celui d'un homme.
Les femmes Iraniennes ont le droit de demander le divorce, mais s'il est accorde (uniquement si le mari est d'accord), elles perdront la garde de leurs enfants et leur statut social. Elles retourneront donc chez leurs parents.
Les femmes Iraniennes ont le droit d'acheter une maison, mais c'est ou le père ou le mari qui gère l'argent.
Les femmes Iraniennes ont le droit de choisir leur futur mari, mais si le père n'est pas d'accord, elles devront s'incliner. L'âge du mariage a été remonté à 13 ans (9 ans précédemment), une grande avancée!
Les femmes Iraniennes ont le droit de voyager seules, mais avec l'accord de leur mari (ou père).
Les femmes Iraniennes ont le droit de se présenter aux élections locales, mais seulement au sein du parti au pouvoir.
Aucun rapport sexuel avant mariage bien sur !
Et officiellement, l'homosexualité n'existe pas en Iran (ni pour les femmes ni pour les hommes).

Voila un petit résumé de la situation telle que me l'ont décrite les femmes rencontrées ici. Le foulard n'est donc pas leur principale préoccupation , c'est juste ce qui nous choque le plus, parce que c'est ce qu'on voit le plus !

Alors chères lectrices, réjouissez vous, vous êtes nées en occident !
Profitez de votre liberté!



 

dimanche 8 juillet 2012

L'Iran des milles et unes nuits

Je quitte la capitale polluée et bruyante, direction le sud.
Première étape à Kashan, où je découvre les prémices des villes du désert. Constructions en briques de terre crue, et ambiance plus orientale.
Il fait chaud, voire très chaud....on m'avait prévenue, ok, mais il fait vraiment chaud !
Je me réfugie donc dans le bazar, le temps de m'acclimater.
Et j'y découvre des gens authentiques et accueillants. Après la circulation effrénée de Teheran, ici, on vit au rythme des ânes et du soleil, activité le matin et le soir, entre temps, on fait la sieste....




Je reprends la route en direction d'Ispahan.
Ah Ispahan ! un nom prometteur, des lectures enchanteresses, une ville chargée  de rêves et d'histoire.
Ici je suis accueillie par Yasser, un jeune iranien....euh....plutôt religieux. Il accepte de m'héberger, mais pas chez lui, pas possible parce que je suis une fille, je dormirai donc dans son bureau entre deux ordinateurs. Pas de douche ni de toilettes...mais des discussions différentes, intéressantes. Le point de vue d'un iranien qui croit fermement en sont gouvernement:
Il pense que la révolution en Syrie est menée en sous main par les Etats Unis, il pense que le trafic de drogue entre le Pakistan, l'Afganistan et l'Iran est mené par les Européens afin de donner une mauvaise image de la région.
Il pense que le tremblement de terre de Bam il y a une dizaine d'années est la punition choisie par Le Très Haut pour punir ces mêmes trafiquants.....
 En fait, il accueille assez souvent des étrangers chez lui (enfin, dans son bureau pour les filles) pour être sur que les touristes entendent cette version des faits car il pense que nous, pauvres Européens vivons dans la désinformation. Il me dit qu'il y a des émeutes a Barhein, qu'elles sont provoquées par des activistes américains, il me dit que les Iraniens sont libres d'aller et venir, n'est-ce pas la preuve d'une liberté extrême, ce sont les médias et les gouvernements occidentaux qui exagèrent la situation de l'Iran qui est pacifiste et démocratique.


Yasser
Il se moque bien des embargos successifs envers l'Iran. Les iraniens achètent leurs marchandises à Dubai ou directement en Chine (qui n'applique pas de sanctions à l'Iran). Et c'est vrai qu'ici on trouve beaucoup de marques françaises ou européennes. Les prix sont plus élevés que dans le reste du moyen orient à cause des intermédiaires supplémentaires, mais finalement les embargos n'ont que peu d'impact sur la consommation. Et les marchandises qui n'arrivent pas jusqu'ici sont simplement copiées ! pourquoi s'en faire? ici, tout est possible !



Après cet intermède islamique et quelque peu propagandique (?) je décide d'aller un peu plus dans le désert, après tout, il fait déjà chaud, alors un peu plus ? pourquoi pas !
grandes maisons
La route qui était déjà bien aride pour aller jusqu'à Ispahan, traverse maintenant des terres vierges.
J'arrive dans un village au milieu de nulle part, les maisons de terre se fondent dans le paysage.

le thé avec les villageois
petites maisons
Je logerai chez Mohammad, qui a ouvert une guest house. Avec l'argent il aide ses voisins à rénover leurs maisons afin de préserver le patrimoine, car ici, les gens préfèrent les maisons neuves et laissent leurs demeures ancestrales en terre retourner à la poussière. Ils n'ont aucune conscience de la valeur historique de ce patrimoine qui se reparti entre petites maisons, 8 pièces quand même, 4 pour l'été et 4 pour l'hiver et les grandes maisons avec tours de garde et grands murs qui étaient les demeures des riches marchands sur la route des caravanes .

les dunes
Nous passons beaucoup de temps à boire du thé, en attendant que la chaleur soit moins intense. Mohammad m'explique comment l'eau est captée dans les sources des montagnes et amenée jusqu'au village ou elle est stockée, refroidie par des cheminées, et partagée entre chaque habitant. Une organisation qui perdure encore aujourd'hui, c'est fascinant. Un peu avant la tombée de la nuit nous partons pour le désert de dunes qui est quand même plus joli que le désert de cailloux autour du village.
Je quitte à regrets cette famille si accueillante, direction Yazd.

Et là, c'est l'extase.
les rues de Yazd
 Cette ville perdue au milieu du désert est absolument magnifique.


La vieille ville est entièrement construite en adobe: briques de terre crue, recouvertes d'un mélangé de terre et de paille (comme du pisé).



J'ai envie de me perdre dans les ruelles où le soleil et l'ombre jouent à cache cache sur les murs couleur du désert.

De nombreux monuments ont traversé les siècles, et donne à la ville un air majestueux.
Les constructions sont sobres, pas de fioritures ici, pas de carreaux de faïence bleue, pas d'arabesques.

Mais l'architecture épurée, les couleurs chaudes de la terre, les passages étroits entre les maisons, les toits presque brillants sous le soleil de plomb, l'ambiance  un peu secrète des ruelles qui mènent aux jardins caches dans les cours carrées....ont conquit mon coeur !


les jardins secrets de Yazd

Derrière les murs je découvre les jardins de citronniers et de bougainvilliers agrémentés de bassins ou parfois de fontaines pour rafraîchir l'atmosphère. Ce sont de vrais paradis pour se reposer en attendant le crépuscule ou je pourrai repartir explorer cette ville absolument magnifique.

 Les parties renovees de la citadelle



Encore plus au sud, encore plus à l'est, j'arrive ensuite à Bam. La citadelle de Bam était le plus grand monument du monde construit en terre.

Quelques murs ont resisté

La palmeraie n'a pas souffert
du tremblement de terre
Malheureusement, le tremblement de terre de 2003 l'a presque entièrement détruite. Il reste quand même quelques murs et quelques fortifications, juste pour prouver que les constructions en terre crue résistent  au temps qui passe ( la citadelle a plus de 2500 ans) et un peu aux tremblements de terre.

hommes en pyjamas
glaces aux fleurs















La ville est presque entièrement reconstruite, mais beaucoup d'habitants ont quitté l'endroit et sa magnifique palmeraie. Les dattes d'ici sont réputées être les meilleurs du monde. J'avoue qu'avec la chaleur du désert, je les ai trouvées....très sucrées ! Il fait presque 50 degrés à l'ombre....j'ai plutôt opte pour les glaces à la rose et au jasmin !
Ici les hommes portent des pyjamas, et, avec la chaleur je les comprends bien...mais les femmes sous leurs tchadors noirs,comment font elles ? Il fait tellement chaud que, malgré mes vêtements amples, la transpiration est excessive et j'ai des petites plaies sous les seins, sous les bras, dans le creux des genoux....
Bon, allez ce n'est qu'un petit désagrément comparé a toutes les beautés que j'ai rencontrées pendant ces 12 jours de balade dans le désert !
Il est temps maintenant que je retourne à Teheran chercher mon visa Ouzbek et demander celui pour le Turkmenistan,
Suite au prochain épisode :-))